LE ROQUEFORT, C’EST PAS N’IMPORTE QUEL FROMAGE.

Du caractère, on en a ou on n’en a pas. Le Roquefort, lui, il est né avec. Normal, quand on vient d’une région à la géologie capricieuse, où les brebis bêlent et sont rebêêêêlles, et où les hommes ne cèdent aucune concession à leur passion.
Avec un tel pédigrée, on comprend mieux pourquoi le Roquefort a su s’imposer en maître incontesté.

Destiné à régner depuis toujours, c’est à la force de ses arômes et en restant intransigeant quant au respect de ses conditions de production que le Roquefort a réussi à se hisser au sommet de la gastronomie, faisant chavirer les palais des rois, inspirant les poètes et plongeant les gourmets dans un état de satisfaction intense.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de pays se disputent ce joyau français et bien qu’issu d’une longue tradition, le Roquefort ne cesse d’inspirer les créateurs culinaires à travers le monde.

 

UN GOÛT QUI A DU GOÛT.

Pas de place pour le fade, le Roquefort, c’est avant tout un goût inimitable qu’on obtient après un minimum de 3 mois d’affinage et de maturation, période durant laquelle le Roquefort développe ses caractéristiques organoleptiques si particulières. C’est long ? Peut-être, mais on n’est pas au fast-food ici !

Une fois prêt, le Roquefort se présente alors, fier et superbe. Sa pâte blanche comme l’ivoire est parsemée de veines bleu-vert réparties avec élégance. C’est alors que son odeur intense s’impose et fait saliver d’avance nos papilles avides d’aller à la rencontre de son goût fin et prononcé, bien équilibré, de sa texture onctueuse et fondante.

Le Roquefort est élaboré avec du lait cru de brebis dont les caractéristiques peuvent varier selon les saisons. Et comme chaque producteur dispose de ses propres secrets de fabrication (souches de Penicillium roqueforti etc) des nuances de saveurs et d’onctuosité peuvent s’exprimer… pour le plus grand bonheur des amateurs.

À l’heure de la standardisation à outrance, le Roquefort fait figure de résistant. Roquefort, le goût haut et fort !